Fuire Ubud, découvrir Luang Pra Bang

Luang Pra Bang, se love lentement le long du Mékong. La ville, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco, attend les touristes en quête d’un parfum colonial, d’une douceur de vivre, d’un bouddhisme contemplatif et d’une chaleur supportable. S’il faut fuir Ubud, il faut découvrir Luang. Dans un pays communiste, la perle du Laos accepte le Dollar, comme à New York, mais vous rend la monnaie en Kip. Ses rues et avenues sont empruntées par nombre de scooters et quelques voitures de luxe allemandes ou chinoises, insolentes et incongrues, quand votre regard se perd dans les coulisses de la pauvreté bordant l’enclave coloniale de la vieille ville. Les peuplades sino-laotiennes du nord tentent de vendre leur production dans des échoppes ethniques, jamais l’avenue Montaigne ne leur laissera une place. Pourtant des couturiers de la fameuse artère copièrent sans vergogne les motifs, coupes et couleurs des tenues traditionnelles Omas, sans aucune compensation. Ces enfoirés, si prompts à chasser les contrefaçons, à nous faire la morale, à garantir le profit avant l’emploi, se foutent comme d’une guigne d’appauvrir ces femmes aux talents équivalent aux leurs.

Commentaires

Articles les plus consultés