Entre Asie et Océanie
La ligne Wallace est magique. Elle sépare symboliquement l’Asie de l’Océanie. Pour s’en rendre compte il faut prendre le ferry entre Pandangbaï à Bali et Lembar à Lombok. Vous garez votre scooter, parmi une centaine d’autres, à côté des camions Isuzu ou Toyota transportant de tout. Sur le pont on choisit la classe climatisée ou la classe populaire, plus fun mais beaucoup plus chaude. L’heure du départ est approximative, on attend le remplissage de la soute où la disparition d’une ligne flottaison elle aussi imaginaire. Une fois en mer, on prie. On prie pour ne pas avoir une tempête, un tsunami car le rafiot ne peu résister à une quelconque vague dévastatrice, et là on imagine mal comment s’en tirer. Revenons à Wallace, un pote de Darwin, et cette démarcation effacée par toutes les particules de plastiques dérivant d’un continent à l’autre. On ne voit que çà, et on pleure… de rage. Les dauphins nous accompagnent, Océanie ou Asie peu importe pour eux, l’humain les maltraite, comme toute la faune marine avec cette saloperie.
Rien à voir avec le sur-tourisme, l’Asie du sud-est se fout de ses détritus, les îles de la Sonde ne font pas exception. L’homme de Sulawesi apposant sa main sur un mur il y a 68 000, 30 000 avant celui de Lascaux excusez du peu, devait s’en foutre lui aussi. Ses descendants s’en remettent à Java pour régler le problème et Java leur renvoie leur désir de singularité. Les ONG sont bien impuissantes devant l’ampleur du fléau.
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