Coppola, Clarke, Kubrick, une ligne verte, un monolithe

Première séquence d’Apocalypse Now : un travelling le long d’une ligne verte luxuriante balayée par un embrasement rouge, jaune, bleu & noire d’une bombe incendiaire au napalm, nous plonge d’emblée dans la beauté de l’Asie du sud-est et l’horreur de la guerre. Cette ligne verte des Philippines existe aussi à Batuan et dans beaucoup de villages de Bali. C’est une ravissement offert tous les matins au réveil ponctué parfois par la ligne des volcans notamment le Batuken, le plus haut à l’ouest, si les nuages le veulent bien. Quel fut le poids de cette séquence dans ma mémoire ? Pas de quête spécifique du paysage, il s’est juste offert à moi lors d’un séjour près d’Ubud puis s’est imposé comme un prolongement du joglo, une maison de type javanais, acquis par ma compagne. Une autre séquence reste à jamais gravée, sauf maladie dégénérative du cerveau : l’apparition du monolithe au début de 2001 l’Odyssée de l’espace. Ce quadrilatère de métal, sûrement en bois pour le film, n’a cessé de m’obséder. Posé là, dans un paysage désertique çà a de la gueule. Richard Serra s’en souviendra pour un désert du Qatar. Pour ma part je me contenterai d’une hauteur de 4 mètres en respectant les proportions données par Arthur C. Clarke et d’un bout de gazon à Saint-Aubin sur mer. C’est déjà çà.

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